<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>Indiepoprock.net - chroniques de disques</title><link>http://www.indiepoprock.net</link><description>indiepoprock.net // webzine, chroniques, interviews, live reports, labels, groupes indie, actualité rock, musique pop, artistes indépendants,</description><copyright>©2006 indiepoprock</copyright><language>fr</language><lastBuildDate>Tue, 16 Mar 2010 00:00:15 +0100</lastBuildDate><item><title>Besnard Lakes (The) - Are the roaring night</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3254</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3254</guid><pubDate>Mon, 15 Mar 2010</pubDate><description>&lt;div align="justify"&gt;Lorsque les Besnard lakes avaient d&amp;eacute;barqu&amp;eacute; en 2007 avec &amp;quot;Are the dark horse&amp;quot;, on avait eu l'impression d'avoir affaire &amp;agrave; de vieux briscards alors qu'il s'agissait pourtant de leur premier v&amp;eacute;ritable album. Mais il est vrai que leur CV qui attestait de leur investissement dans de nombreux autres groupes canadiens de l'&amp;eacute;poque (Stars, Dears...) et la longue liste d'albums d&amp;eacute;j&amp;agrave; produits par leur leader avait un peu brouill&amp;eacute; les pistes. En outre, cette impression &amp;eacute;tait peut-&amp;ecirc;tre aussi renforc&amp;eacute;e par le sentiment d'&amp;eacute;couter une musique mature et qui prenait ses racines du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; des ann&amp;eacute;es 70 plut&amp;ocirc;t que dans la pop ind&amp;eacute; de ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. 

&amp;quot;Are the roaring night&amp;quot; s'inscrit dans la m&amp;ecirc;me lign&amp;eacute;e que son pr&amp;eacute;decesseur. Pochette soign&amp;eacute;e, qui contribue &amp;agrave; l'identit&amp;eacute; du groupe, et, au niveau musique, de grandes plages psych&amp;eacute; o&amp;ugrave; s'&amp;eacute;clatent des guitares d&amp;eacute;complex&amp;eacute;es qui font plein de notes, des cordes... Et tout cela para&amp;icirc;t d'une telle &amp;eacute;vidence qu'on en oublierait presque le tour de force que r&amp;eacute;ussit ce groupe, &amp;agrave; savoir nous faire aimer tout ce qu'on a souvent d&amp;eacute;test&amp;eacute; : l'emphase, la trop grande &amp;quot;virtuosit&amp;eacute;&amp;quot; des groupes des ann&amp;eacute;es 70 apparus dans la lign&amp;eacute;e de Pink Floyd et Genesis et qui avaient donn&amp;eacute; vie &amp;agrave; ce qu'on appelait alors le rock progressif, synonyme pour tout amateur d'indie pop qui se respecte de genre &amp;agrave; fuir au plus vite. Et pourtant, d&amp;egrave;s son dyptique &lt;em&gt;Like the ocean, like the innocent pt. 1 &amp;amp; 2, &lt;/em&gt;les Besnard lakes parviennent &amp;agrave; en extirper le meilleur (le souffle, la verve musicale) tout en laissant le pire de c&amp;ocirc;t&amp;eacute; (la grandiloquence, la surench&amp;egrave;re dans l'empilement des instruments et des arrangements). 

Mais les Besnard lakes ne doivent pas pour autant &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;duits &amp;agrave; un groupe nostalgique charg&amp;eacute; de redorer le blason de glorieux a&amp;icirc;n&amp;eacute;s. &amp;quot;Are the roaring night&amp;quot; est avant tout une superbe matrice &amp;agrave; morceaux &amp;agrave; g&amp;eacute;om&amp;eacute;trie variable, o&amp;ugrave; les guitares savent parfois se faire brumeuses et grondantes, telles sur &lt;em&gt;Albatross, &lt;/em&gt;qui cette fois &amp;eacute;voquera l'esprit des &amp;eacute;ternels My bloody valentine, plus &amp;eacute;th&amp;egrave;r&amp;eacute;es sur la superbe ballade &lt;em&gt;Land of the living skies&lt;/em&gt;. Se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le enfin une capacit&amp;eacute; &amp;agrave; bousculer les dynamiques traditionnelles sans tomber dans l'alambiqu&amp;eacute; qui fait la r&amp;eacute;ussite &amp;eacute;clatante du splendide &lt;em&gt;Light up the night&lt;/em&gt; : un d&amp;eacute;marrage calme, presque recueilli, avant une mont&amp;eacute;e qui culmine dans la d&amp;eacute;clamation d'une phrase musicale exacerb&amp;eacute;e par les guitares et les violons. Les Besnard lakes signent donc un nouvel album qui ne cherche pas la surench&amp;egrave;re, mais qui par sa capacit&amp;eacute; &amp;agrave; assembler des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments et des dynamiques qui ne sont pas &amp;agrave; la port&amp;eacute;e des premiers venus, se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le une sacr&amp;eacute;e belle bo&amp;icirc;te &amp;agrave; id&amp;eacute;es. &lt;/div&gt;</description></item><item><title>Langhorne Slim - Be Set Free</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3258</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3258</guid><pubDate>Sun, 14 Mar 2010</pubDate><description>Sans conna&amp;icirc;tre l'artiste et &amp;agrave; la simple lecture de son pseudonyme, on s'attendrait de la part d'un Langhorne Slim &amp;agrave; un album de country bon teint, fleurant bon le cuir, le stetson et le poney. Les apparences sont trompeuses : &amp;quot;Be Set Free&amp;quot; nous parle de folk et de pop, avec des influences &amp;agrave; chercher plus volontiers chez quelques grands anciens du genre (Cat Stevens ou, &amp;eacute;videmment, Dylan) que du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; des standards plus r&amp;eacute;cents, malgr&amp;eacute; la pr&amp;eacute;sence d'un Decemberist aux manettes.

En tout cas, Langhorne Slim sait d&amp;eacute;gainer ses meilleures armes d'entr&amp;eacute;e de jeu : apr&amp;egrave;s &lt;em&gt;Back To The Wild&lt;/em&gt; et surtout le parfait &lt;em&gt;Say Yes&lt;/em&gt;, on est pr&amp;ecirc;t &amp;agrave; signer des deux mains, auxquelles on adjoindrait m&amp;ecirc;me une troisi&amp;egrave;me, au prix de manipulations g&amp;eacute;n&amp;eacute;tiques douteuses, pour &lt;em&gt;I Love You, But Goodbye&lt;/em&gt;... Dommage que le niveau redescende aussi vite ensuite et surtout que la r&amp;eacute;p&amp;eacute;tition s'installe de fa&amp;ccedil;on aussi patente. Parmi les ratages : &lt;em&gt;Cinderella&lt;/em&gt;, qui tente de sautiller mais se prend surtout les pieds dans le tapis, &lt;em&gt;Yer Wrong&lt;/em&gt;, pr&amp;eacute;diction auto-r&amp;eacute;alisatrice, ou encore &lt;em&gt;So Glad I'm Coming Home&lt;/em&gt;, qui sonne comme un mauvais Pogues sobre.

Malgr&amp;eacute; ces faiblesses, &amp;quot;Be Set Free&amp;quot; finit par &amp;ecirc;tre presque aussi attachant qu'il est in&amp;eacute;gal et ce n'est pas peu dire. Sur les morceaux les plus pos&amp;eacute;s, la voix de Langhorne Slim charme, certains de ses accents rocailleux &amp;eacute;voquant un Van Morrison en goguette. Le morceau titre, &lt;em&gt;Leaving My Love&lt;/em&gt; ou le tr&amp;egrave;s d&amp;eacute;nu&amp;eacute; &lt;em&gt;Blown Your Mind&lt;/em&gt; empochent la mise avec &amp;eacute;l&amp;eacute;gance. Il manque &amp;agrave; &amp;quot;Be Set Free&amp;quot; un petit plus qui lui permettrait de prendre un essor inesp&amp;eacute;r&amp;eacute; et de devenir un v&amp;eacute;ritable album de chevet pop-folk. Cependant, sans &amp;ecirc;tre un chef-d'oeuvre, il n'en reste pas moins un disque agr&amp;eacute;able, chaleureux et sympathique.</description></item><item><title>Moonface - Dreamland EP : Marimba And Shit-Drums</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3256</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3256</guid><pubDate>Sat, 13 Mar 2010</pubDate><description>Derri&amp;egrave;re Moonface se cache Spencer Krug comme le t&amp;eacute;moigne cette pochette explicite. Le jeune am&amp;eacute;ricain est un boulimique de travail (Sunset Rubdown, Wolf Parade, Swan Lake), probablement un des artistes les plus prolifiques de ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. Avec Moonface, il signe un album d'une seule chanson d'une dur&amp;eacute;e d'environ 20 minutes librement t&amp;eacute;l&amp;eacute;chargeable pour le montant que vous d&amp;eacute;sirez sur &lt;a target="_blank" href="https://scdistribution.com/moonface/"&gt;le site officiel&lt;/a&gt;. La chanson est donc r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e au marimba (un instrument de percussions que l'on retrouve dans diff&amp;eacute;rentes cultures africaines et sud am&amp;eacute;ricaines), une batterie plus traditionnelle, et quelques synth&amp;eacute;s. Une fois de plus Spencer Krug &amp;eacute;tonne par son hyper-activit&amp;eacute; et son sens &amp;eacute;tonnant du renouvellement permanent. &amp;quot;Marimba And Shit-Drums&amp;quot; n'a rien d'un chef d'oeuvre, mais c'est un OVNI surprenant qui d&amp;eacute;montre une fois de plus son grand talent.</description></item><item><title>Hadouken - For The Masses</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3247</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3247</guid><pubDate>Fri, 12 Mar 2010</pubDate><description>Deuxi&amp;egrave;me album des Anglais d'Hadouken, le premier avait, para&amp;icirc;t-il, connu un certain succ&amp;egrave;s (plus de 100 000 exemplaires vendus). On leur souhaite la m&amp;ecirc;me r&amp;eacute;ussite avec &amp;quot;For The Masses&amp;quot; mais on ne parierait pas un kopeck l&amp;agrave;-dessus. Suiveurs plut&amp;ocirc;t qu'instigateurs du mouvement new-rave, le quintette anglo-saxon propose sur son nouvel album un m&amp;eacute;lange de rock ind&amp;eacute; et de grime, un m&amp;eacute;lange appel&amp;eacute; grindie, dont Hadouken est, cette fois-ci, l'un des instigateurs. Pas s&amp;ucirc;r que cela suffise &amp;agrave; faire lever les foules.

Le grindie propose en effet d'utiliser &amp;agrave; la fois l'arsenal traditionnel du rock ind&amp;eacute; (guitares, basse) et de lui adjoindre celui du grime, &amp;agrave; savoir synth&amp;eacute;s, samplers et phras&amp;eacute; rap. Ce mouvement vendu par une frange de la presse comme novateur n'est en fait qu'une resuc&amp;eacute;e de ce qui a fait le succ&amp;egrave;s d'un groupe comme Prodigy dans les 90's, le talent en moins. C'est &amp;eacute;galement le sentiment qui pr&amp;eacute;domine &amp;agrave; la suite de l'&amp;eacute;coute de &amp;quot;For The Masses&amp;quot;, l'impression d'avoir d&amp;eacute;j&amp;agrave; entendu ces titres ailleurs (Prodigy, Linkin Park, Asian Dub Foundation) mais en mieux.

Pas grand chose &amp;agrave; sauver de cet album d'Hadouken, annonc&amp;eacute; comme le prochain groupe qui fera danser l'Angleterre. On serait vraiment surpris et d&amp;eacute;&amp;ccedil;u si c'&amp;eacute;tait le cas, l'Angleterre a beaucoup mieux &amp;agrave; offrir...</description></item><item><title>Ruby Suns (The) - Flight Softly</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3257</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3257</guid><pubDate>Thu, 11 Mar 2010</pubDate><description>&lt;div class="ii gt" id=":9i"&gt;On avait laiss&amp;eacute; les Ruby Suns en 2008 avec le tr&amp;egrave;s bon album &amp;quot;Sea Lion&amp;quot;, un joli disque de musique pop qui faisait la part belle aux m&amp;eacute;lodies des ann&amp;eacute;es soixante. Deux ans plus tard, c&amp;rsquo;est avec une toute nouvelle formule que le groupe - dont Ryan McPhun est le seul maitre &amp;agrave; bord - revient avec une toute nouvelle ligne directrice et m&amp;eacute;lodique. Mettant de c&amp;ocirc;t&amp;eacute; les espaces verdoyants et les sonorit&amp;eacute;s acoustiques de ses pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents efforts, &amp;quot;Flight Softly&amp;quot; laisse exprimer pleinement les synth&amp;eacute;tiseurs et les boites &amp;agrave; rythme.

A l&amp;rsquo;image du dernier effort de Yeasayer, le changement est radical, alors que l&amp;rsquo;un visitait auparavant le psych&amp;eacute;d&amp;eacute;lisme folk des ann&amp;eacute;es 70 et l&amp;rsquo;autre, la pop a&amp;eacute;rienne des ann&amp;eacute;es 60, les deux groupes semblent s&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre donn&amp;eacute; rendez vous dans les ann&amp;eacute;es 80. Probl&amp;egrave;me, l&amp;rsquo;un d&amp;rsquo;eux semble avoir compl&amp;egrave;tement loup&amp;eacute; le coche. Car l&amp;agrave; o&amp;ugrave; le groupe de Brooklyn r&amp;eacute;ussissait pleinement son pari en convoquant des m&amp;eacute;lodies pop &amp;eacute;videntes, les Ruby Suns fatiguent, pire ils agacent.

A l&amp;rsquo;&amp;eacute;coute des 10 titres, on se rend compte que Ryan McPhun s&amp;rsquo;est beaucoup trop &amp;eacute;parpill&amp;eacute;, le N&amp;eacute;o-Z&amp;eacute;landais a certes &amp;eacute;norm&amp;eacute;ment d&amp;rsquo;id&amp;eacute;es en t&amp;ecirc;te mais &amp;agrave; trop vouloir en mettre, l&amp;rsquo;artiste se perd et nous avec. Au lieu d&amp;rsquo;&amp;eacute;carter certaines de ses id&amp;eacute;es, il a cherch&amp;eacute; &amp;agrave; toutes les caser, on se retrouve alors avec des morceaux bancals &amp;agrave; l&amp;rsquo;image de &lt;em&gt;How Kids Fail&lt;/em&gt; qui ne manque pas une occasion de multiplier les cassures rythmiques, une habitude beaucoup trop pr&amp;eacute;sente sur ce disque qui consiste &amp;agrave; laisser un &amp;laquo;&amp;nbsp;blanc&amp;nbsp;&amp;raquo; sonore avant de repartir sur un nouvel air musical, une id&amp;eacute;e qui aurait pu &amp;ecirc;tre int&amp;eacute;ressante si l&amp;rsquo;on ne l&amp;rsquo;avait pas retrouv&amp;eacute; sur &amp;agrave; peu pr&amp;egrave;s tous les titres&amp;nbsp;! Certains y verront du g&amp;eacute;nie, d&amp;rsquo;autres une incapacit&amp;eacute; &amp;agrave; amen&amp;eacute; correctement ses m&amp;eacute;lodies dans une autre direction.

Alors dans tout ce fourmillement d&amp;rsquo;id&amp;eacute;es, certaines sont admirables, mais elles ne sont jamais exploit&amp;eacute;es au maximum de leur capacit&amp;eacute;, c&amp;rsquo;est typiquement le disque o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;excitation nous gagne quelques minutes (sublime refrain d&amp;rsquo;&lt;em&gt;Olympics On Pot&lt;/em&gt;) avant de nous refaire tomber en l&amp;eacute;thargie un bon moment tel le (trop) contemplatif &lt;em&gt;Closet Astrologer&lt;/em&gt; d&amp;rsquo;une longueur insoutenable. Heureusement quelques r&amp;eacute;jouissances sont au programme comme lorsqu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;amuse &amp;agrave; se lancer dans des m&amp;eacute;lodies tropical rappelant le bondissant El Guincho! Ainsi, &lt;em&gt;Cranberry&lt;/em&gt;, seul tube notable de cet album p&amp;eacute;nible fait monter en nous cette euphorie qui explose &amp;agrave; l&amp;rsquo;arriv&amp;eacute;e de ce refrain imparable.

On reconnaitra les bonnes id&amp;eacute;es diss&amp;eacute;min&amp;eacute;es dans les quelques recoins fr&amp;eacute;quentables de &amp;quot;Flight Softly&amp;quot;, mais on regrettera l&amp;rsquo;usage qu&amp;rsquo;il en fait, c'est-&amp;agrave;-dire, trop vite abandonn&amp;eacute;es et trop mal exploit&amp;eacute;es. Se complaisant dans un style rappelant le courant chillwave, Ryan McPhun use et abuse des sonorit&amp;eacute;s &amp;eacute;lectroniques 80&amp;rsquo;s &amp;nbsp;transformant ainsi ces compositions en une bouillie sonore&amp;hellip; Voil&amp;agrave; un album o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;accumulation de synth&amp;eacute;tiseurs aurait gagn&amp;eacute; &amp;agrave; &amp;ecirc;tre &amp;eacute;pur&amp;eacute; afin d&amp;rsquo;&amp;eacute;viter une indigestion qui, h&amp;eacute;las, est in&amp;eacute;vitable dans le cas pr&amp;eacute;sent.
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Liars - Sisterworld</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3253</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3253</guid><pubDate>Thu, 11 Mar 2010</pubDate><description>En r&amp;eacute;&amp;eacute;coutant en acc&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; la discographie des Liars, on se dit que Julian Gross, Aaron Hemphill et Angus Andrew ont compos&amp;eacute; chaque album en opposition avec le pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent&amp;hellip; Liars a travers&amp;eacute; en l&amp;rsquo;espace de huit ans le post-punk, le noise d&amp;eacute;c&amp;eacute;r&amp;eacute;br&amp;eacute;, l&amp;rsquo;ambiant, ou encore les guitares abrasives. Jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; maintenant, on s&amp;rsquo;attendait donc &amp;agrave; une grosse surprise avec &amp;ldquo;Sisterworld&amp;rdquo;, surtout que les premi&amp;egrave;res notes balanc&amp;eacute;es sur internet donnaient l&amp;rsquo;impression que les Liars s&amp;rsquo;&amp;eacute;taient lanc&amp;eacute; dans le field-recording.

Une premi&amp;egrave;re &amp;eacute;coute de &lt;em&gt;Scissor&lt;/em&gt; et d&amp;eacute;j&amp;agrave; une &amp;eacute;vidence :&amp;nbsp; les Liars ont mix&amp;eacute; les diff&amp;eacute;rents climats ambiants de &amp;quot;Drums Not Dead&amp;quot; avec l&amp;rsquo;urgence &amp;eacute;lectrique de &amp;quot;Liars&amp;quot;. Une l&amp;eacute;g&amp;egrave;re d&amp;eacute;ception pointe alors qu'on avait envie de les voir continuer dans les changements de direction musicale. Pourtant, apr&amp;egrave;s quelques &amp;eacute;coutes, la d&amp;eacute;sillusion se l&amp;egrave;ve rapidement, tant le reste du disque se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le passionnant, d&amp;rsquo;une impressionnante coh&amp;eacute;sion entre la voix sombre, d&amp;eacute;tach&amp;eacute;e et intense d&amp;rsquo;Angus Andrew, le travail complexe sur les guitares satur&amp;eacute;es, et la forte intensit&amp;eacute; des compositions. Une certaine unit&amp;eacute; qui donne surtout envie d&amp;rsquo;&amp;eacute;couter &amp;quot;Sisterworld&amp;quot; en int&amp;eacute;gralit&amp;eacute; plut&amp;ocirc;t que de naviguer au gr&amp;eacute; de quelques titres essentiels.

On pourrait alors s&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter sur plusieurs d&amp;eacute;tails marquants, comme la fureur &amp;eacute;lectrique de &lt;em&gt;Scarecrows On A Killer Slant&lt;/em&gt;, les drones hypnotiques de &lt;em&gt;Proud Evolution&lt;/em&gt;, ou encore la basse poisseuse de &lt;em&gt;No Barrier Fun&lt;/em&gt;, mais non, mieux vaut parcourir ce disque de bout en bout. On laisse alors ce punk-noise &amp;agrave; tendance psych&amp;eacute;d&amp;eacute;lique nous violenter les oreilles, cr&amp;eacute;ant comme un rempart de bruit qui nous permettrait de nous tenir &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cart de tout, loin du monde qui court tr&amp;egrave;s vite autour de nous, une bulle protectrice un peu &amp;agrave; l&amp;rsquo;image de la for&amp;ecirc;t ou de la plage que l&amp;rsquo;on peut voir en photos sur le site des Liars.

Encore une fois les trois musiciens de Liars r&amp;eacute;alisent un grand disque et r&amp;eacute;ussissent une musique &amp;agrave; la fois puissante, imm&amp;eacute;diate et intransigeante. Ces compositions parlent autant au cerveau qu&amp;rsquo;&amp;agrave; des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments plus tribaux de nos corps, d&amp;eacute;cid&amp;eacute;ment ce groupe me plait depuis la d&amp;eacute;but, et il semblerait que je sois programm&amp;eacute; pour les suivre pendant encore un bon bout de temps &amp;hellip;</description></item><item><title>Irrepressibles (The) - Mirror Mirror</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3250</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3250</guid><pubDate>Wed, 10 Mar 2010</pubDate><description>On avait pu v&amp;eacute;rifier, avec le second album du Get Well Soon de Konstantin Gropper, que la pop baroque avait du mal &amp;agrave; tenir la longueur d'un album. Ce qui fonctionne bien sur 3-4 titres a tendance a tourner &amp;agrave; l'indigestion pass&amp;eacute; ce cap. Pourtant, en mati&amp;egrave;re de baroque et d'orchestration grandiloquente, on a trouv&amp;eacute; encore plus fort que Get Well Soon avec le collectif anglais The Irrepressibles. Dix membres, &amp;agrave; la fois musiciens et performers, des concerts b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiant de v&amp;eacute;ritables mises en sc&amp;egrave;nes th&amp;eacute;&amp;acirc;trales, un leader (Jamie McDermott) au timbre androgyne et un album construit en forme d'op&amp;eacute;ra barococo, &amp;agrave; la fois glam, pop, lyrique et baroque.

L'&amp;eacute;coute des 12 titres de &amp;quot;Mirror Mirror&amp;quot; d&amp;eacute;passe en effet le cadre traditionnel de la musique, si l'on accepte de se laisser embarquer dans l'univers d&amp;eacute;cal&amp;eacute; de cette troupe haute en couleurs. Cordes (violons, violoncelles), vents (fl&amp;ucirc;te, cor, clarinette...) et piano accompagnent Jamie McDermott le long de 12 sayn&amp;egrave;tes aussi lyriques qu'excentriques, &amp;agrave; la mani&amp;egrave;re d'un Klaus Nomi ou, plus proche de nous, des Canadiens d'Of Montreal. On ne peut s'emp&amp;ecirc;cher d'&amp;eacute;voquer &amp;eacute;galement la ressemblance vocale entre McDermott et Antony Hegarty (m&amp;ecirc;me s'il s'en d&amp;eacute;fend), flagrante sur &lt;em&gt;Forget the Past&lt;/em&gt;, m&amp;ecirc;me voix de t&amp;ecirc;te perch&amp;eacute;e dans les aigus, ou &amp;agrave; un degr&amp;eacute; moindre avec celle du Canadien Patrick Watson sur &lt;em&gt;The Tide&lt;/em&gt;.

&amp;quot;Mirror Mirror&amp;quot; est plut&amp;ocirc;t construit comme un op&amp;eacute;ra, une pi&amp;egrave;ce de th&amp;eacute;&amp;acirc;tre, que comme un album de pop ind&amp;eacute; classique. On a en effet le sentiment &amp;agrave; son &amp;eacute;coute d'assister &amp;agrave; un spectacle tout autant sonore que visuel, avec ses moments de calme et ses envol&amp;eacute;es lyriques. Parmi les meilleurs moments de cet album on retiendra la gr&amp;acirc;ce d'&lt;em&gt;In Your Eyes&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;My Witness&lt;/em&gt;, les envol&amp;eacute;es d'un &lt;em&gt;Nuclear Skies&lt;/em&gt; ou au contraire le c&amp;ocirc;t&amp;eacute; intimiste de &lt;em&gt;The Tide&lt;/em&gt;, mais c'est avec le somptueux &lt;em&gt;In This Shirt&lt;/em&gt; que le groupe de  Jamie McDermott tutoie les sommets. Il cl&amp;ocirc;ture un album qui n'a, au final, qu'un seul d&amp;eacute;faut, celui d'arriver apr&amp;egrave;s le ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne Antony &amp;amp; The Johnsons, mais avec un titre aussi beau qu'&lt;em&gt;In This Shirt&lt;/em&gt; on consent &amp;agrave; pardonner beaucoup de choses.</description></item><item><title>Newsom (Joanna) - Have One On Me</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3249</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3249</guid><pubDate>Tue, 09 Mar 2010</pubDate><description>Dire que le dernier album de Joanna Newsom est attendu, est un doux euph&amp;eacute;misme. La jeune harpiste a su g&amp;eacute;n&amp;eacute;rer autour d'elle un engouement tout particulier depuis son premier album, &amp;quot;The Milk-Eyed Mender&amp;quot; sorti en 2004, et quelques EP en autoproduction. Son deuxi&amp;egrave;me effort &lt;a href="http://www.indiepoprock.net/review.php?id=1962"&gt;&amp;quot;Ys&amp;quot;&lt;/a&gt;, chez Drag City a marqu&amp;eacute; les esprits par son ampleur et pr&amp;eacute;sageait d&amp;eacute;j&amp;agrave; de son orientation lyrique. Reconnaissable entre mille avec sa voix aigu&amp;euml; et &amp;eacute;corch&amp;eacute;e, elle agace ou suscite la curiosit&amp;eacute;. &amp;quot;Have One On Me&amp;quot; sort donc plus de 3 ans apr&amp;egrave;s son pr&amp;eacute;d&amp;eacute;cesseur, et c'est avec les mains moites qu'elle nous laisse appr&amp;eacute;hender maladroitement cet objet &amp;eacute;trange, d&amp;eacute;coup&amp;eacute; en trois disques ou trois mouvements.

Depuis &amp;quot;Ys&amp;quot;, Joanna affectionne les long morceaux, aux ondulations vari&amp;eacute;es, qui offrent plusieurs facettes. Ce disque est donc long &amp;agrave; apprivoiser, il demande du temps d'&amp;eacute;coute puisque le plus long morceau d&amp;eacute;passe les 11 minutes et que la dur&amp;eacute;e moyenne avoisine les 6 minutes. &amp;quot;Have One On Me&amp;quot; est un album copieux et g&amp;eacute;n&amp;eacute;reux puisqu'il faudra compter 18 titres pour venir &amp;agrave; bout de son univers. Ce qui a principalement chang&amp;eacute; depuis &amp;quot;Ys&amp;quot;, c'est la voix de Joanna, qui d'album en album ne se ressemble pas, se perfectionne, proche de celle de Kate Bush il faut bien le reconna&amp;icirc;tre. Elle se d&amp;eacute;marque &amp;eacute;galement de son &amp;eacute;tiquette &amp;laquo; folk-m&amp;eacute;di&amp;eacute;val &amp;raquo; un peu r&amp;eacute;ductrice en d&amp;eacute;voilant des morceaux plus contemporains bluesy, country, presque dans la lign&amp;eacute;e d'une americana digne de ce nom.

Sur le premier mouvement Joanna accouche des morceaux les plus forts de cet album qui sont &lt;em&gt;Have One On Me&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;81&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Easy&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Good Intentions Paving Company&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Baby Birch&lt;/em&gt;. Ses chansons sont comme des courses folles o&amp;ugrave; la prise de souffle semble impossible, o&amp;ugrave; tous les sentiments explosent sans grande coh&amp;eacute;rence apparente, et laissent entrer batterie, piano, banjo comme nouveaux compagnons de voyage. Pari risqu&amp;eacute;, mais &amp;ocirc; combien r&amp;eacute;ussi et n&amp;eacute;cessaire. Joanna offre des chansons admirablement trouss&amp;eacute;es et poignantes comme &lt;em&gt;You And Me, Bess&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;In California&lt;/em&gt; (dont le final dresse son lot de poils sur les bras), &lt;em&gt;Go Long&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Occident&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Soft As Chalk&lt;/em&gt; (qu'Alela Diane aurait pu &amp;eacute;crire). Poussez l'&amp;eacute;coute jusqu'au bout et quelques tirades finales sont bouleversantes &amp;agrave; l'image de &lt;em&gt;Kingfisher &lt;/em&gt;qui me ferait presque mentir sur l'absence de folk-m&amp;eacute;di&amp;eacute;val sur ce disque, et &lt;em&gt;Does Not Suffice&lt;/em&gt;, le g&amp;eacute;nial &amp;eacute;cho &amp;agrave; probablement la plus belle chanson du disque (&lt;em&gt;In California&lt;/em&gt;).

Toutefois dans un pari il y a une prise de risque, et la prise de risque entra&amp;icirc;ne des imperfections, tr&amp;egrave;s peu dommageables. Il faut bien admettre que tout n'est pas du m&amp;ecirc;me acabit. Parfois on s'ennuie, &lt;em&gt;Esme&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Autumn &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Ribbon Bows&lt;/em&gt; tournent en rond et pataugent (pr&amp;eacute;sents sur le troisi&amp;egrave;me et dernier mouvement). On serait tenter de jeter un pav&amp;eacute; dans la mare en se demandant si un bon double album bien dos&amp;eacute; n'aurait pas &amp;eacute;t&amp;eacute; suffisant. Des chipotages qui n'ont rien de bien dommageable comme je vous le disais. &amp;quot;Have One On Me&amp;quot;, triple album qui compte double dans nos c&amp;oelig;urs, combinaison gagnante de cette ann&amp;eacute;e 2010. Joanna Newsom ne se contente pas de rassurer ses admirateurs, elle offre une perspective int&amp;eacute;ressante &amp;agrave; une folk parfois trop lisse. Son ambition et son parti pris artistique sont tout simplement &amp;agrave; saluer et savourer.</description></item><item><title>Tunng - ...and then we saw land</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3248</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3248</guid><pubDate>Mon, 08 Mar 2010</pubDate><description>&lt;div align="justify"&gt;Tunng s'est sans aucun doute install&amp;eacute; dans le peloton de t&amp;ecirc;te des groupes qui, ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, ont prouv&amp;eacute; qu'on pouvait compter sur eux pour ce qui est de nous livrer des albums soign&amp;eacute;s et aboutis. Pourtant, on les d&amp;eacute;crit souvent comme un &amp;quot;bon petit&amp;quot; groupe, on s'enflamme rarement &amp;agrave; leur sujet. Il faut dire que Tunng est un peu une anomalie : anglais alors qu'avec leur folk electro-bricolo, on les aurait plut&amp;ocirc;t vus originaires de l'autre c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de l'atlantique. Rat&amp;eacute; donc pour ce qui est de profiter de l'&amp;eacute;mulation de la vague n&amp;eacute;o-folk qui a s&amp;eacute;vi en Am&amp;eacute;rique ces derniers temps. En outre, la musique de Tunng n'est&amp;nbsp; pas de celles qui vous d&amp;eacute;chirent l'&amp;acirc;me, et ne vous ass&amp;egrave;ne pas non plus des hits au kilom&amp;egrave;tre. Tunng, c'est plut&amp;ocirc;t un cocon tranquille (du moins en surface), dans lequel il fait bon se lover et se laisser bercer. On peut y voir une limite, mais c'est aussi sur cet entre-deux que le groupe a cr&amp;eacute;&amp;eacute; son identit&amp;eacute;. 

&amp;quot;...and then we saw land&amp;quot; ne semble d'ailleurs pas avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; con&amp;ccedil;u pour faire changer le groupe de statut, mais s'affirme plut&amp;ocirc;t comme un prolongement serein de la brillante carri&amp;egrave;re du groupe. Il ne faut en effet pas longtemps pour retrouver les m&amp;eacute;lodies c&amp;eacute;lestes et enlev&amp;eacute;es qui nous ravissent &amp;agrave; chaque fois, comme sur &lt;em&gt;It breaks&lt;/em&gt;, sur lequel il fait bon siffloter et taper du pied. Cette fois-ci, le groupe a un peu mis de c&amp;ocirc;t&amp;eacute; les petits bidouillages qui se m&amp;ecirc;laient&amp;nbsp; aux instruments sur les albums pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents et constituaient pour bonne part la &amp;quot;patte&amp;quot; Tunng. Alors on serait vite tent&amp;eacute;s de d&amp;eacute;cr&amp;eacute;ter que cet album est bien joli mais que le groupe &amp;eacute;volue dans des eaux plus banales, brass&amp;eacute;es par bien d'autres.

&amp;nbsp;Or, c'est justement l&amp;agrave; le pi&amp;egrave;ge dans lequel il ne faut pas tomber : car si la musique de Tunng est l&amp;eacute;g&amp;egrave;re, sereine, &amp;ccedil;a ne signifie pas pour autant qu'on en fait le tour en une ou deux &amp;eacute;coutes. Un morceau comme &lt;em&gt;Don't look down look up &lt;/em&gt;peut par exemple vous laisser, sinon de marbre, au moins quelque peu indiff&amp;eacute;rent sur une, deux, trois &amp;eacute;coutes, et vous mettre une belle claque &amp;agrave; la suivante. Car Tunng a par moment revu ses dynamiques, travaill&amp;eacute; plus en profondeur ses parties instrumentales, pouss&amp;eacute; un peu plus loin que sur les albums pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents son recours au chant choral, et tous ces petits d&amp;eacute;tails affleurent &amp;agrave; notre conscience au fur et &amp;agrave; mesure. La partition de piano et la structure en canon de &lt;em&gt;The roadside&lt;/em&gt; est ainsi un mod&amp;egrave;le de composition, tout comme le d&amp;eacute;pouill&amp;eacute; &lt;em&gt;These winds&lt;/em&gt;, presque uniquement ax&amp;eacute; sur les voix et qui sonne comme une chanson traditionnelle. Et puis il y a &lt;em&gt;With whiskey&lt;/em&gt;, qui lui aussi repose a priori sur deux fois rien, sinon quelques accords de guitare acoustique, deux trois notes de harpe, des voix en l&amp;eacute;vitation, et qui vous atteint directement en plein c&amp;oelig;ur. Comment faire un maximum avec une &amp;eacute;conomie de moyens remarquables en une le&amp;ccedil;on. Alors, oui, Tunng est bien un groupe majeur du moment, et &amp;quot;...and then we saw land&amp;quot;, un disque qui creuse tranquillement son sillon. Ce qui devrait nous valoir encore pas mal de bons albums et de bons moments dans les ann&amp;eacute;es &amp;agrave; venir. 
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Harmonia &amp; Eno - Tracks and Traces</title><link>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3244</link><guid>http://www.indiepoprock.net/review.php?id=3244</guid><pubDate>Sun, 07 Mar 2010</pubDate><description>On peut affirmer sans h&amp;eacute;sitation que Brian Eno est un g&amp;eacute;nie. Ne serait-ce que pour avoir inventer le jeu de carte des Strat&amp;eacute;gies&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Obliques, ou encore avoir r&amp;eacute;aliser quelques chefs d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre tels que &amp;quot;Before &amp;amp; After Science&amp;quot; et &amp;quot;Apollo Atmospheres Soundtracks&amp;quot;, sans oublier la production de certains des meilleurs disques de Bowie ou des Talking Head, Eno est encore une figure incontournable en mati&amp;egrave;re de pop moderne.

Au fur et &amp;agrave; mesure que le temps passe, je d&amp;eacute;niche toujours une de ces cr&amp;eacute;ations musicales ou une collaboration avec un autre groupe. Derni&amp;egrave;re d&amp;eacute;couverte en date, sa participation &amp;agrave; Harmonia, un super-groupe de Krautrock compos&amp;eacute; de l&amp;rsquo;ancien Neu&amp;nbsp;!, Michael&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Rother (un jour il faudra &amp;eacute;crire &amp;ocirc; combien &amp;ldquo;Neu&amp;nbsp;! 75&amp;Prime; fait partie de ces immenses disques de Krautrock), ainsi que Hans-Joachim Roedelius et Dieter&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;M&amp;ouml;bius de Cluster. Cela remonte donc &amp;agrave; quelques ann&amp;eacute;es, puisque &amp;quot;Tracks And Traces&amp;quot; est constitu&amp;eacute; d&amp;rsquo;une collection de titres enregistr&amp;eacute;s en 1976, qui n&amp;rsquo;ont &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;dit&amp;eacute; qu&amp;rsquo;en 1997, avant d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre ressorti r&amp;eacute;cemment en 2009. Difficile de comprendre pourquoi ce chef d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre est rest&amp;eacute; aussi longtemps dans les tiroirs d&amp;rsquo;Harmonia &amp;amp; Eno tant la puissance introspective des premi&amp;egrave;res notes de &lt;em&gt;Vamos Companeros&lt;/em&gt; a de quoi transporter n&amp;rsquo;importe quel auditeur par ses volutes synth&amp;eacute;tiques et ambiantes.

Enti&amp;egrave;rement atmosph&amp;eacute;rique, &amp;quot;Tracks And Traces&amp;quot; est compos&amp;eacute; pour l&amp;rsquo;essentiel de longues notes de claviers, de guitares, ainsi que de quelques rares patterns programm&amp;eacute;s sur d&amp;rsquo;anciennes bo&amp;icirc;tes &amp;agrave; rythmes. Au milieu de ces influences synth&amp;eacute;tiques, on peut entendre &lt;em&gt;Luneburg Health&lt;/em&gt;, seul titre chant&amp;eacute; par un Brian Eno dont&amp;nbsp; la voix froide apporte une &amp;eacute;trange marque d&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; au milieu de toute cette musique brute, exp&amp;eacute;rimentale et &amp;eacute;lectronique. Dans les guitares de &lt;em&gt;Les Demoiselles&lt;/em&gt; on y entend parfois une sorte de blues lymphatique, qui inspirera d&amp;rsquo;ailleurs Eno pour le c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre &lt;em&gt;Deep Blue Day&lt;/em&gt; que l&amp;rsquo;on peut entendre sur &amp;quot;Apollo Atmospheres Soundtracks&amp;quot;. Tout ceci est saisissant par sa simplicit&amp;eacute; et sa beaut&amp;eacute;.

Pour le reste, le mieux est encore d&amp;rsquo;&amp;eacute;couter ce disque, ces ambiances conviennent plus &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;coute active qu&amp;rsquo;&amp;agrave; un long r&amp;eacute;sum&amp;eacute;. Autant en rester sur un silence admiratif &amp;hellip;</description></item></channel></rss>